Aujourd'hui je dois me rendre à l'agence à dix heures. J'ouvre difficilement les yeux, m'aperçois que dehors la journée a déjà commencé. Ils n'ont pas besoin de moi apparemment, raison de plus pour se rendormir. Le soleil se faufile, transperce mes rideaux, laissant ainsi dans la pièce une lumière tamisée. Les yeux clos, je tourne la tête en direction du radio réveil. Petit à petit, j'ouvre les yeux...Comment ? Déjà ! (neuf heures vingt.) Je me redresse. Je m'assois dans mon lit, je pose les pieds sur le vieux plancher en bois lasuré, à moitié mangé par les vers, de l'appartement, je m'extirpe de mon lit, le plancher craque à chacun de mes pas. Je me dirige vers la salle de bain. En ressors vingt minutes plus tard enfin prête. Direction petit déjeuner, pris sur le pouce comme à ma grande habitude. Je cours jusqu'à la porte, enfile une paire de chaussures au hasard. Enfin « au hasard », je fais quand même attention à mon image donc une paire de chaussures parmi celles qui vont plutôt bien avec ma tenue (leggins- T-shirt ample qui arrive à mi-cuisses). Attrape mon sac. Je suis sur le seuil, entends le bruit de l'ascenseur. Je me retourne, le vois descendre. J'empreinte les escaliers un peu d'exercice physique ne fait pas de mal... Je descends donc les marches avec entrain au passage et me dirige vers les escaliers, rencontre Me James et sa chienne Cali, un pinscher de huit ou neuf ans ans, les salue. D'une gentillesse sans équivalence, et son chien d'une douceur. De vraies amours, je la considère un peu comme une de mes grand-mères, toujours à se soucier des autres... J'arrive dans le hall, salue la concierge. La grande porte de l'immeuble grince comme à son habitude, je sens le froid qui essaie de se créer un chemin, de se faufiler, de pousser la porte pour s'engouffrer dans la cage d'escalier et le hall. Je remonte la fermeture de ma veste, me recroqueville sur moi même pour que mon écharpe me couvre jusqu'au dessus du nez. J'ouvre la porte en grand, le froid me fouette le visage, Brrr, il ne fait pas très chaud ! Je sors de l'établissement, il a plu cette nuit, le sol est encore humide, les feuilles jonchent le sol. J'entends au loin, le bruit du balai des agents de service... Ils en ont du courage, de travailler dehors par ces températures. Le vacarme a débuté : la circulation est encore bien abondante ce matin, les taxis se suivent, il y'en a au moins 6 les uns derrière les autres, et ils sont tous occupés, les klaxons ont commencé leur petit concerto, accompagnés de sirènes en tout genre. La masse quotidienne de piétons est déjà au rendez-vous. Le soleil est déjà haut dans le ciel dégagé. Les gens sont inexpressifs, voire tristes, voûtés, le regard dirigé vers le sol, pressés, l'air préoccupé. Je suis entourée de couleurs froides, sombres, monotones. J'ai la sensation d'assister à un deuil, c'est prenant. Je passe devant une boulangerie, l'odeur des petits pains et des croissants me chatouille les narines. Mais je n'ai pas le temps d'y entrer... :(. Le ciel s'assombrit, de gros nuages gris viennent remplacer ce soleil que j'aime tant. Malgré ce changement de temps, je ne détacherai en aucun cas ce sourire qui s'est accroché à mes lèvres. Le menton levé, je regarde vers l'horizon, au loin j'aperçois une tâche bleue, elle se déplace, se rapproche... La ville est dynamique mais les gens ressemblent plus à des automates, ils font toujours le même chemin pour aller au bureau, empreinte toujours la même route, effectuent les mêmes gestes tous les matins. Perdue dans mes pensées, j'agis moi aussi tel un automate. Quelque chose attire mon attention, la tâche bleue avance toujours, je remarque que c'est une personne, il ou elle porte un vêtement bleu. Une soudaine peur d'avoir oublié quelque chose me prend. Je plonge le nez dans mon sac pour y voir clair (il faudra que je pense à trier...) : « portables (téléphone et ordi), papiers, notes, stylos, chewing-gums, les clés de mon bureau », je crois tout avoir. Bam ! Aouahh ça fait mal ! Je fais un pas en arrière, me frotte la tête, j'ai mal. Je relève la tête, tout en me la frottant, pour voir avec quoi/qui suis-je rentrée en collision. C'est cette personne en bleu, c'est un homme. (Il ne peut pas faire attention ! Il faut se réveiller !).
Je m'excuse : -« Oh ! Pardon ! ».
Je vérifie que je ne lui ai pas trop fait mal, il soulève sa capuche. :o Plutôt mignon j'avoue... :) Les filles vous seriez à ma place vous réagiriez comme moi ! Je ne vois pas totalement son visage... Mais... Il redresse la tête...Je le connais, plus précisément le Reconnais...Ce visage ne m'est pas inconnu. Toujours cette même allure, cette même dégaine, cette même démarche, ce même charme. J'ai l'impression de le connaître...Vraiment...
Je m'excuse : -« Oh ! Pardon ! ».
Je vérifie que je ne lui ai pas trop fait mal, il soulève sa capuche. :o Plutôt mignon j'avoue... :) Les filles vous seriez à ma place vous réagiriez comme moi ! Je ne vois pas totalement son visage... Mais... Il redresse la tête...Je le connais, plus précisément le Reconnais...Ce visage ne m'est pas inconnu. Toujours cette même allure, cette même dégaine, cette même démarche, ce même charme. J'ai l'impression de le connaître...Vraiment...