- 18/09/08- Elle .

Aujourd'hui je dois me rendre à l'agence à dix heures. J'ouvre difficilement les yeux, m'aperçois que dehors la journée a déjà commencé. Ils n'ont pas besoin de moi apparemment, raison de plus pour se rendormir. Le soleil se faufile, transperce mes rideaux, laissant ainsi dans la pièce une lumière tamisée. Les yeux clos, je tourne la tête en direction du radio réveil. Petit à petit, j'ouvre les yeux...Comment ? Déjà ! (neuf heures vingt.) Je me redresse. Je m'assois dans mon lit, je pose les pieds sur le vieux plancher en bois lasuré, à moitié mangé par les vers, de l'appartement, je m'extirpe de mon lit, le plancher craque à chacun de mes pas. Je me dirige vers la salle de bain. En ressors vingt minutes plus tard enfin prête. Direction petit déjeuner, pris sur le pouce comme à ma grande habitude. Je cours jusqu'à la porte, enfile une paire de chaussures au hasard. Enfin « au hasard », je fais quand même attention à mon image donc une paire de chaussures parmi celles qui vont plutôt bien avec ma tenue (leggins- T-shirt ample qui arrive à mi-cuisses). Attrape mon sac. Je suis sur le seuil, entends le bruit de l'ascenseur. Je me retourne, le vois descendre. J'empreinte les escaliers un peu d'exercice physique ne fait pas de mal... Je descends donc les marches avec entrain au passage et me dirige vers les escaliers, rencontre Me James et sa chienne Cali, un pinscher de huit ou neuf ans ans, les salue. D'une gentillesse sans équivalence, et son chien d'une douceur. De vraies amours, je la considère un peu comme une de mes grand-mères, toujours à se soucier des autres... J'arrive dans le hall, salue la concierge. La grande porte de l'immeuble grince comme à son habitude, je sens le froid qui essaie de se créer un chemin, de se faufiler, de pousser la porte pour s'engouffrer dans la cage d'escalier et le hall. Je remonte la fermeture de ma veste, me recroqueville sur moi même pour que mon écharpe me couvre jusqu'au dessus du nez. J'ouvre la porte en grand, le froid me fouette le visage, Brrr, il ne fait pas très chaud ! Je sors de l'établissement, il a plu cette nuit, le sol est encore humide, les feuilles jonchent le sol. J'entends au loin, le bruit du balai des agents de service... Ils en ont du courage, de travailler dehors par ces températures. Le vacarme a débuté : la circulation est encore bien abondante ce matin, les taxis se suivent, il y'en a au moins 6 les uns derrière les autres, et ils sont tous occupés, les klaxons ont commencé leur petit concerto, accompagnés de sirènes en tout genre. La masse quotidienne de piétons est déjà au rendez-vous. Le soleil est déjà haut dans le ciel dégagé. Les gens sont inexpressifs, voire tristes, voûtés, le regard dirigé vers le sol, pressés, l'air préoccupé. Je suis entourée de couleurs froides, sombres, monotones. J'ai la sensation d'assister à un deuil, c'est prenant. Je passe devant une boulangerie, l'odeur des petits pains et des croissants me chatouille les narines. Mais je n'ai pas le temps d'y entrer... :(. Le ciel s'assombrit, de gros nuages gris viennent remplacer ce soleil que j'aime tant. Malgré ce changement de temps, je ne détacherai en aucun cas ce sourire qui s'est accroché à mes lèvres. Le menton levé, je regarde vers l'horizon, au loin j'aperçois une tâche bleue, elle se déplace, se rapproche... La ville est dynamique mais les gens ressemblent plus à des automates, ils font toujours le même chemin pour aller au bureau, empreinte toujours la même route, effectuent les mêmes gestes tous les matins. Perdue dans mes pensées, j'agis moi aussi tel un automate. Quelque chose attire mon attention, la tâche bleue avance toujours, je remarque que c'est une personne, il ou elle porte un vêtement bleu. Une soudaine peur d'avoir oublié quelque chose me prend. Je plonge le nez dans mon sac pour y voir clair (il faudra que je pense à trier...) : « portables (téléphone et ordi), papiers, notes, stylos, chewing-gums, les clés de mon bureau », je crois tout avoir. Bam ! Aouahh ça fait mal ! Je fais un pas en arrière, me frotte la tête, j'ai mal. Je relève la tête, tout en me la frottant, pour voir avec quoi/qui suis-je rentrée en collision. C'est cette personne en bleu, c'est un homme. (Il ne peut pas faire attention ! Il faut se réveiller !).
Je m'excuse : -« Oh ! Pardon ! ».
Je vérifie que je ne lui ai pas trop fait mal, il soulève sa capuche. :o Plutôt mignon j'avoue... :) Les filles vous seriez à ma place vous réagiriez comme moi ! Je ne vois pas totalement son visage... Mais... Il redresse la tête...Je le connais, plus précisément le Reconnais...Ce visage ne m'est pas inconnu. Toujours cette même allure, cette même dégaine, cette même démarche, ce même charme. J'ai l'impression de le connaître...Vraiment...

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 07:00

Modifié le samedi 31 octobre 2009 14:17

- 18/07/08- Lui .

Elle était là immobile, devant moi, tantôt sur la pointe des pieds, tantôt pieds joints. Elle avait l'air impatiente. Elle était d'une beauté, elle se détachait, avec un tel éclat, de la foule. Je l'aurais aperçu n'importe où, n'importe quand. Sa bouille enfantine me rappelait quelqu'un. Mais avec les allées et venues des voyageurs, J'eus du mal à cerner son visage. Elle était magnifiquement habillée : une robe bleue, un gilet blanc, des bottes marrons. Ah oui, elle avait aussi un sac (mais bon détail assez insignifiant). Un troupeau se dirigeait vers moi et les gars (oui je suis avec des potes, c'est une longue histoire), durant deux à trois minutes je la perdis de vue. Puis le calme revint, plus rien ne nous séparait. Je pûs enfin identifier cette personne. Je fûs tiré de mes pensées, par un des gars qui me tira par le bras, pour m'entraîner vers le train. Mais je ne la lâchai pas des yeux. Elle tourna la tête dans ma direction. Je croisai son regard. Elle avait les plus beaux yeux qu'on ne puisse jamais imaginer : en amande, marrons au centre puis vert sur le contour de l'iris. Son regard était rehaussé de crayon noir et de mascara noir, un regard vif et pétillant. Je pus déceler une pointe de malice et de tendresse infime. J'aurais aimé encore plonger mon regard dans le sien mais notre échange fût interrompu : à la place d'une vue sur une paire d'yeux magnifiques, j'avais vue sur une banquette grise avec des motifs bleus et jaunes. Soudain, je me rendis compte que j'étais assis à rêvasser dans le compartiment du train. Je me levai pour revoir mon « inconnue ». Mais je ne la retrouvai pas, quand mon regard fût attiré par quelque chose de brillant, c'était une des boucles de son sac qui reflétait le soleil. Elle était magnifique.
Le train partit.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 12:36

Modifié le samedi 31 octobre 2009 14:18

-12/06/08- Lui .

Il est quatorze heures quinze, je devrais m'activer pour préparer mon sac et surtout me préparer... L'envie est présente mais malheureusement le courage n'y est pas. Je suis allongé sur mon lit, mes jambes pendent dans le vide. Je rêvasse, médite sur les losanges du plafond. En musique de fond, nous avons, d'un côté, droit au chien de la voisine qui aboie sans cesse... Hélas, cette pauvre femme est sourde. Et pour couronner le tout, elle ne voit plus très bien. Et de l'autre côté nous avons droit au couple marié depuis trente-huit ans, deux ans à s'aimer passionnément, trente-six ans de prises de tête en tout genre, ou de scènes de ménage et encore ces termes sont plutôt faibles à côté de la réalité. Enfin, le lot quotidien... Je prends mon courage à deux mains, me dirige vers l'armoire de la chambre, prends ce dont j'ai besoin (un short de sport, un T-shirt ample (je vous passe le détail des chaussettes ^^), enfile le tout. Je tourne la tête pour voir l'état de la chambre. Un tas de vêtements dans le coin à droite, ma gratte dans le coin opposé, des revues de sport, voitures, musique (ma passion). Mon ordinateur portable est posé sur un livre à terre, des bouteilles d'eau vides à coté du réveil à même le sol (il n'y a pas de table de chevet), le lit défait, les volets fermés, mais la lumière arrive quand même à pointer le bout de son nez ce qui donne une lumière tamisée, une odeur plane dans l'air. Je devrais sans doute aérer... En cherchant un peu je pourrais peut être retrouvé mon livre sur les guitares que j'ai emprunté à David, ou le papier des horaires de bus. Ou encore le jeu vidéo de Damien, et peut être même une de mes clé USB... Je sors de la chambre, j'ai une vue d'ensemble sur la pièce (salon-cuisine) la télévision en veille, des magasines sur la table basse en chêne couleur ébène, mes clés de voiture, ma veste, la vaisselle d'hier encore dans l'évier. Le courrier sur la table de l'entrée, mes chaussures dans le passage, pas rangées comme d'habitude... Des messages sur le répondeur. La paperasse du boulot décore mon bureau en une pile difforme, des post-it colorent le mur blanc cassé. Arrivé dans le coin cuisine, je me sers un verre d'eau, je suis sur le point de l'avaler, mon portable sonne (« MGMT- Kids »). Le son semble provenir du salon. Je vais vers le canapé, prends la veste dans mes mains, la colle contre mon oreille pour voir si le son vient bien de là. Je plonge ma main dans la poche, fouille, y trouve mon portefeuille, un paquet de mouchoirs, attrape enfin le portable, le sors. C'est Vincent, mon meilleur ami depuis l'enfance, on a fait les quatre cents coups ensemble. Je décroche [...]. Il me dit de me dépêcher, qu'ils m'attendent sur le perron devant, en bas de l'immeuble. Je passe la seconde, prends ce qui peut m'être utile .Je suis sur le seuil de la porte, la main sur la poignée. Passe en revue la liste de ce que je pourrais oublier « Portable- bouteille d'eau- T-shirt de rechange- I-pod». Je sors de l'appartement, rencontre un voisin, manque de louper des marches et de me retrouver en bas en une pirouette. J'ouvre la grande porte de l'immeuble, ils sont bel et bien là, tous sauf un. Je les salue, on discute, on se vanne. Aujourd'hui les filles sont de sortie... On se rend au parc, nous sommes sous un soleil de plomb. Je vais être vanné, et surtout trempé ! Je crains le pire, enfin bref, on se cherche un endroit sur la pelouse. Waow ! Les gens veulent prendre un bain de soleil, le parc est carrément bondé. Je ne sais pas si on va pouvoir jouer ce match... Les garçons sont aussi choqués que moi, on accélère le rythme pour être sûrs d'avoir un bout de pelouse, on pose nos affaires. Xavier lance le ballon, je l'intercepte par une tête et fais une passe à Vincent [...]. Je ne sens plus mes jambes, je suis complètement épuisé. Ils veulent m'achever ce n'est pas possible. Vincent veut me passer la balle mais Damien arrive et l'intercepte. Je ne l'ai pas vu arriver, il m'a fait sursauter. Les gars se moquaient de moi à cause de ça, mais aussi pour le fait que je sois mort. Je vais boire un coup, reprendre mon souffle deux secondes. Je me dirige comme un fou vers Xavier qui a la balle, lui arrache des pieds et cours vers le « but ». Quel c*n, Damien arrive, me contre comme un gros bourrin. La balle atterrit en dehors de la pelouse. Je cours la chercher, elle se trouve aux pieds d'une fille plutôt mignonne. Enfin je n'ai pas encore vu son visage. Elle ramasse le ballon pour me la rendre. Elle lève les yeux dans ma direction, je suis secoué. Je l'ai déjà vue quelque part. Derrière moi j'entends les gars m'appeler. Je la regarde mieux...Ces traits, ce visage... Je sais qui est cette fille, cette charmante jeune fille...

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 07:04

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 13:33

-12/06/08- Elle .

Cette année l'été était doux, l'air était respirable, le soleil réchauffait mais n'étouffais pas. Je me trouvais en plein centre-ville, au milieu de la foule. Les gens m'avaient l'air si pressé que j'avais l'impression qu'ils survolaient le sol... Les rues étaient bondées de personnes en tous genres surtout des mères et leurs enfants, des couples(«Ahh... qu'est-ce-que je peux les envier... »). Une envie soudaine d'aller me réfugier sur « mon banc » dans le parc me prît, pour profiter de cette journée qui paraissait bien commencer. J'accélérais le pas de peur que e dernier ne soit occupé... Je crus apercevoir une silhouette familière. Perdue dans mes pensées, je n'avais plus réellement conscience de ce qui m'entourait... Quelque chose me tira de mes réflexions : TUTUTUTUUUUTTTTT J'étais sur un passage piéton alors que le feu était rouge. Je levais la tête vers la source de ce violent son et me rendis compte que je faisais face à un semi-remorque de 38 tonnes... Je me dépêchais de traverser pour ne pas finir en « crêpe » sur le bitume. Je continuais mon chemin. Arrivée au bon endroit, je vis que mon refuge était vide. Je m'y rendis la tête dans les nuages. Je fus bousculée par une bandes de gamins qui se courraient après, bizarrement je ne m'énervai pas, ils ont même fait naître un sourire sur mon visage. (« Je dois couver quelque chose... Etrange...) Je m'installai, inspirais profondément : ça sent l'herbe mouillée, ils venaient de tondre... Je regardai autour de moi, et vis que le parc avait été envahi. Soudain j'entendis un cri : Passe ! Je tournai la tête et vis une bande de jeunes hommes entrain de jouer une partie de foot. Je me concentrai sur eux... Je distinguai l'un deux, sa tête me disait quelque chose. Je plissai les yeux pour mieux cerner ses traits. Mais rien à faire je n'arrivai pas à savoir à qui il me faisait penser... Soudain le ballon arriva à mes pieds en déroulant... Je me levai pour le relancer mais un jeune homme arriva en trottinant. Alors je le ramassai pour lui rendre, mais quand je redressai la tête, je reconnu cet homme ...

# Posté le samedi 26 septembre 2009 10:58

Modifié le samedi 31 octobre 2009 14:18